Premier film de l'année, premier film au cinéma de l'année et premier film de Kristen Stewart.


Toujours un sentiment d'excitation qui se dégage au moment de découvrir le premier film d'un nouveau cinéaste. Souvent, ces films sont des films "trop", trop idées, trop d'envie, trop d'inspiration et assez peu de maturité et de canalisation de toute cette énergie.


Mais c'est cette énergie que j'aime beaucoup, l'idée que le réalisateur donne tout dans un film comme si on ne savait pas si, au final, il y en aura un suivant.


Ce film ne déroge pas à cette règle, des références bien visibles, un style très marqué avec une vision très "arti", jusqu'à une forme de radicalité accentuée par un montage visuel et sonore en phase (ou en décalage) avec les thématiques abordées.


En parfaite transparence, je n'ai pas aimé l'entièreté du film, et notamment à partir du milieu de la première partie.


Après un début intriguant et directement retournant dans cette narration aquatique, à l'instar de Lidia, je me suis mis à me noyer avec le film qui prenait l'eau autant dans le fond (l'accumulation des épreuves et drames pour abaisser Lidia jusqu'à l'histoire de l'enfant m'ont, un moment, sorti du métrage en pensant qu'on allait tomber dans le plus pur acharnement sans concession avec un personnage autodestructeur) que dans la forme (l'effet de style du montage visuel et sonore perdait de son sens à force).


Puis arrive le chapitre deux, et là quelque chose se passe, on se remet à respirer, la tête sort de l'eau, les évènements qui m'ont paru comme de l'acharnement superficiel ainsi que la particularité du montage reprennent un sens presque nouveau.


En faisant face aux moments les plus durs du film pour les retourner un à un avec ce qui m'a souvent semblé une grande justesse. La reprise en main par le pouvoir des mots, de la littérature, de la fiction de sa propre réalité fut presque salvatrice.


Ce premier film de 2026 me rappelle directement que le cinéma ne doit pas être qu'une source de plaisir et de divertissement, mais surtout un véhicule d'émotions qui flottent jusqu'au cœur du spectateur.

Augu
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le 10 janv. 2026

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