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Dans un monde où la science-fiction relève majoritairement de saga, Gareth Edwards nous prouve ici qu'il est possible de réaliser un one shot finement brodé. S'inscrivant dans un univers suffisant à lui-même, le world-building d'un monde pas si lointain prend forme avec une beauté assez poétique. Le visuel du film est a saluer malgré son petit budget pour un blockbuster, d'autant plus lorsque l'on se souvient de The Flash et de son financement titanesque. Comme quoi, la qualité de CGI n'est pas inatteignable. Loin de là.
Comme dit plus tôt, l'univers proposé se suffit à lui-même, suffisamment développé pour s'y plonger, ni sequel ni prequel n'est nécessaire. Ce monde technologique se déploie à travers de brèves explications ou même de simples plans d'une subtilité nécessaire venant rendre ce monde d'autant plus charmant. Ce film sort à point nommé, servant de énième mise en garde face à la montée de l'intelligence artificielle. Ce sujet est abordé sur divers support depuis des décennies (I, Robot ; Detroit become human ; Westworld) mais cette fois-ci prend plus de sens, notamment avec la montée en puissance de cette forme d'intelligence dans le monde professionnel, d'autant plus avec la naissance de nouvelles loi pour l'encadrer et limiter ses capacités.
Hans Zimmer vient accompagner cette œuvre de son génie musical, l'imprégnant de son talent. Ce compositeur de grand film essaye de donner ce même caractère à celui-ci, bien qu'il soit encore un peu timide.
Les idées de The Creator sont bonnes, joliment réalisées bien que peu originales. La seule chose que je pourrai réellement lui reprocher est le développement de ses personnages. Non pas les personnages eux-mêmes mais les personnages entre eux. Le protagoniste reste un peu trop longtemps accroché à ses fantômes au lieu d'approfondir la relation au coeur même du scénario. En étant écrit de la sorte, nous spectateurs, sommes privés d'une part d'émotion. Le potentiel était pourtant plus que présent.
Conclusion ?
Du potentiel, beaucoup de potentiel malgré un plot assez basique. Mais les idées sont là, il suffit de passer outre la timidité.
Créée
le 30 oct. 2023
Critique lue 29 fois
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