Une surprise.
Dans un cinéma américain en perte de vitesse incapable de produire un film un tant soit peu original, The Creator ose. Dans un univers où remake, reboot, saga, marvel sont légions, où les films n'ont jamais été aussi fades, il fait bon de voir un peu de soleil.
Je suis peut être moins exigeant que par le passé car au vu des daubes qui s'enchaînent depuis 10 ans j'applaudis l'audace. The Creator a des défauts, assez visibles, des incohérences énormes. Le scénario n'est pas incroyable en soi, il suit des trames qui ont déjà exister dans le passé.
Mais malgré tout ça, il sort du lot pour sa construction , ses effets visuels et sa capacité à montrer un univers nouveau et inédit. L'histoire nous transporte dans un monde futuriste où l'impérialisme américain est pointer du doigt. Le film parle sûrement de la guerre en Irak indirectement. Et rien que pour cette audace, il mérite d'être vu. Malheureusement, The Creator part pour faire flop ce qui va sûrement conforter les maisons de productions à persévérer dans la réalisation de soupes commerciales.
Dommage car j'ai vraiment aimé ce film qui arrive à transporter le public dans un monde qui paraît loin mais qui ramène à des questions proches de notre époque.
Le rapport entre humain et robot est intéressant également, l'humain est-il finalement plus déshumanisé que le robot?
Un film remplie de métaphores à notre monde.
C'est beau, c'est cool et c'est frais.
Merci pour ce moment de plaisir Gareth qui me rappelle qu'aller au ciné reste quelque chose de formidable et qu'on peut encore vibrer.