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Un Joker au panthéon, un Batman de grande envergure

Pas encore remis de son dernier opus The Dark Knight Rises qui me fait encore trembler de rage mal contenue en y repensant, j'ai pris le risque de revoir son illustre prédécesseur, histoire de vérifier que je ne m'étais pas fait abuser à l'époque.

Que nenni. The Dark Knight est et restera un excellent Batman, le meilleur derrière l'intouchable Batman Returns. Il partage avec ce dernier une démarche artistique similaire. Comme Tim Burton a son époque, Christopher Nolan a les coudées franches pour réaliser son film et n'a plus besoin de légitimer sa démarche auprès des fans des comics, c'est déjà fait avec l'honnête Batman Begins. Du coup, il peut se permettre une réelle appropriation du personnage de Batman. Un Batman du XXIème siècle, plus seul que jamais, intransigeant et tourmenté, samouraï inféodé à une ville entière, désirant plus que tout se libérer de ce fardeau qu'il s'est lui même imposé pour être enfin avec la femme qu'il aime. C'est simple et cohérent. Ça donne une épaisseur inédite à la figure qu'est l'homme chauve-souris.

The Dark Knight est une franche réussite car son histoire est simple. Pas simpliste. Simple. C'est un duel. Un duel de personnes, de valeurs, de moyens, d'objectifs. Une opposition tout en tension et machinations, une lutte de pouvoirs, d'influences, de moyens de pressions. On peut ensuite apposer par dessus toutes les analyses sur les thèmes survolés (terrorisme, théorie du chaos, notion de héros, ordre et liberté, etc), psychanalyser à tout va si le cœur vous en dit. Qu'importe, la base est solide et autosuffisante pour passer un excellent moment.

Je ne peux bien entendu pas passer à côté du personnage sublimant le film. On sent bien que Christopher Nolan a pris le temps de créer son Joker, personnage proprement fascinant. Contrairement à celui de Tim Burton, construit comme un pot pourri de tout ce que le Joker a pu être comme opposant à Batman dans son histoire éditoriale, le Joker de Nolan n'existe que pour ce film. Il n'est pas à mon sens comme j'ai pu le lire un pompage éhonté du Joker du comics Killing Joke. Non, c'est indubitablement le vilain voulu et calibré par Nolan pour s'opposer à son Batman, que ce soit de part son aspect, ses répliques, son caractère et sa démarche. Le résultat est bluffant, chaque apparition du regretté Heath Ledger est un moment d'anthologie (en voilà un oscar non usurpé). De tout ce que j'ai pu voir en vilains de films de super-héros, pas un ne lui parvient au petit orteil.

Bien entendu, on échappe pas à des incohérences, une scène ou deux un peu faibles (le passage sur les ferrys, un brin dégoulinant tout de même) mais globalement, les scènes d'actions sont spectaculaires, les personnages sont charismatiques, bien campés, la tension est palpable et ne relâche pas le spectateur avant le générique de fin.

Un excellent Batman donc. En parfait contrepoint de l'inégalable Batman Returns. Ces deux approches cinématographiques sont pour moi complémentaires et illustrent le fait qu'on peut tout à fait concilier blockbuster et démarche artistique sincère et osée.

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