Les frenchys Alexandre Bustillo et Julien Maury, réalisateurs du terrifiant "À l'intérieur" (2007) et de l’ultra-référencé “Aux Yeux des Vivants” (2014), ne cherchent en aucune façon la simplicité, la tranquillité d’esprit et la notoriété. Après avoir voulu mettre en scène leur propre version de Hellraiser, le duo exilé aux Z’EtaZunies, est allé se frotter à la toute puissance d’un studio américain - Millennium Films pour ne pas le citer - pour les besoins de "Leatherface” (2017). Résultat, cette préquelle audacieuse de “Massacre à la tronçonneuse”, bourrée de bonnes idées et shootée avec un grand respect pour le matériau d’origine, s'était vu allégée d’une bonne demie-heure par des décérébrés incultes ! Retour au bercaille pour nos compères qui, avec “Kandisha” (2020), mettent sur pied un version de “Candyman” ou plutôt “Woman” à la française entre les murs d’une cité ! Mais là encore, le résultat n’est pas probant. Qu’à cela ne tienne, si en surface, ça marche moyen, le prochain film sera sous-marin. Et c’est ainsi qu’arrive “The Deep House”. Sympathiquement flippante variation aquatique sur le thème de la maison hantée, le film s’empare du phénomène d’Urbex - l’exploration urbaine qui fait le buzz sur internet - un phénomène déjà traité dans “Les Chroniques de Tchernobyl” en 2012. Justement, après un petit clin d'œil ukrainien, nous suivons un couple franco-américano-britannique en virée dans le sud-ouest de la France, à la recherche du spot ultime - ici, une demeure immergée - celui qui fera décoller le compteur youtube du héros… Qui dit youtube, dit vision à la première personne façon “Found footage”. Ce procédé trop souvent mal utilisé, pourrait rebuter certains spectateurs, mais sachez tout de même, qu’une fois sous l’eau - donc la plus grande partie de l'œuvre - le film se veut plus classique…
Plongez donc avec les protagonistes et “poules mouillées” s’abstenir !