Un riche et arrogant homme d'affaires invite des amis sur une île pour le week-end. Sur place, la bande expérimente une nouvelle drogue qui désinhibe, fournie par un mystérieux gérant de boîte de nuit. Evidemment l'abus du produit va faire déraper bien des choses.
Je n'attendais rien de cette série B bazardée en vidéo dans les années 2010, dont les thématiques fleurent bon le déjà vu. Les personnages de riches ordures que l'on suit n'ont absolument rien d'attachant, et la mise en scène est basique. Pire, elle demeure même très sage alors que le film est censé montrer les pires excès. Toutes les séquences sensuelles ou violentes sont feutrées. Par exemple tout le monde reste sagement habillé, et les images d'impact ou de coup sont systématiquement coupées !
Tandis que le sort et le développement des personnages est complètement bazardé. La faute à un scénario paresseux : quand j'ai cru voir enfin des choses être creusées... non c'était la fin du film, qui dure moins de 1h30...
Je note quand même quelques idées intéressantes. Le fait d'amorcer quelques symboliques bibliques... sans pour autant en faire grand chose derrière. Le fait que le déconneur de la bande soit finalement celui qui devient le plus sérieux quand les choses partent en vrille. Ou la présence de Pierce Brosnan, qui s'amuse en dealer mégalo, tendance surnaturelle. Ceci dit ne rêvez pas trop, l'acteur n'apparait que quelques minutes, le temps de 3 (!) scènes.
D'ailleurs les acteurs parlons-en. On y trouve Justin Chatwin, dont la carrière ne s'est jamais remise de l'échec cuisant de "Dragonball Evolution". Et Danny Masterson, dont ce sera le dernier rôle... avant une condamnation de 30 ans de prison pour viols. Ambiance...
Au passage le réalisateur n'est pas mieux loti : il s'agit de son unique long-métrage de fiction comme metteur en scène. Il décédera quelques années plus tard, à seulement 51 ans.