Coécrit, coproduit et réalisé par Kaufman en 2K sphérique avec un petit budget destiné au marché VOD/Vidéo, The Duke s’ouvre sur un jeune patron qui invite ses amis sur une île proche du continent pour un week-end de fête. La réalisation, d’abord divertissante, suit le groupe dans une immense demeure avant de les entraîner vers un nightclub étrange, cœur de l’intrigue. Ce club fabuleux, baigné de lumières artificielles, glisse rapidement vers le narcotrafic, transformant la soirée en spectacle de démesure.
Les personnages rencontrent alors le patron énigmatique du club, qui leur dévoile une substance menant à des paradis artificiels. Le lendemain, décidés à prolonger l’expérience, ils replongent dans ce délire toxique qui devient de plus en plus malsain. La situation dégénère, entraînant le groupe dans une spirale inexorable, une véritable descente aux enfers.
Le film se transforme en long trip nocturne, révélant les personnalités enfouies de chacun dans une violence sanglante qui éclaire enfin les enjeux de l’intrigue. L’univers narcotique atteint son paroxysme, plongeant les personnages dans une horreur brutale où chaque issue se referme, menant à une fuite en avant morbide. La prison des paradis artificiels se resserre jusqu’à une vision d’apocalypse épidémique, lors d’un dénouement effrayant. The Duke reste une série B d’épouvante qui bascule dans une formule moralisatrice et malsaine; mais dont le message, aussi frontal soit-il, rappelle une vérité simple, la drogue détruit des vies.
> https://youtu.be/Sm2wkIQZZqY?si=2-aQFdDKu5ALU05C