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Coupables
Bof.Le début est intéressant. Mais j'ai commencé à décrocher dès le moment où l'auteur a affirmé sa volonté de jouer avec les flashbacks. Ce n'est pas inintéressant tout ce qui se trame, je trouve...
le 25 juin 2023
L'idée de départ semble toute simple, banale : un tueur en série poignarde plusieurs prostituées, un flic l'arrête, l'affaire est close. Pourtant, un jour il y a récidive, et la victime en a réchappé. Tout est donc à recommencer pour Issa Davydov. Mais le tueur est vite coincé dans une cabane : commence alors un long interrogatoire, en tête à tête.
Ce hard polar se déroule sur dix ans, dans une Union soviétique qui agonise sans le savoir, avec un système judiciaire dépassé, anachronique : "– Les 'tueurs en série ? C'est un terme scientifique ? – Ça pourrait le devenir." ; grotesque : ce gros officier qui reçoit les policiers en sous-vêtements dans un bâtiment étonnant, digne du Procès, car le roi est nu, mais il faut se taire ; sadique : les interrogatoires policiers n'ont rien à envier à ceux de la Tcheka ; absurde, avec un aller-retour crucial entre asile psychiatrique et prison, car "La justice n'est rien d'autre qu'un détail technique dans ce pays" bredouille Davydov, entre deux lampées de cognac, "soumise à une volonté politique qui vise les homosexuels et les malades mentaux". Il faut donc un tueur parfait, un malade, un demi-homme. On le trouve, on en trouve toujours, et Davydov croyait l'avoir trouvé.
Au sein de cette unité d'action et de temps qu'est l'interrogatoire, compartimenté dans les cinq étapes de la mort qui vient, les faits, souvenirs et pistes sont les pièces d'un puzzle que nous ne pouvons mentalement mettre en place qu'une fois le film fini. Les séquences passées et présentes s'emmêlent, tombent au hasard, croirait-on, entre 1981, 1988, 1991… et le jeu des miroirs entre tueurs et victimes brouille tout, jusqu'à leurs fusions finales.
Car il n'y a pas d'innocent et, sur l'échiquier, toutes les pièces sont noires : les hommes tuent, torturent ou tabassent, les femmes sont des mères qui humilient leurs fils en les traitant de mauviettes, de femmelettes, de sous-hommes. Les fils à leur tour se vengent sur les mères, ou bien celles-ci meurent assassinées par d'autres fils violentés. "On est tous pareil, dit une des victimes. Prêt à se vendre pour survivre." "On est tous pareil, dit un tueur d'enfants. Prêt à tout donner pour survivre." Pour être pur, il faut rester enfant, c'est-à-dire assassiné avant de grandir. Il n'y a que les animaux qui s'en sortent, tel le petit hibou qui rappelle le chaton de Limbo.
Si Limbo était un film en noir et blanc, L'exécution est rouge et noire : rouge comme le rideau d'un théâtre, noire comme une scène à peine éclairée, où les acteurs sont des ombres et des masques, dont on ne voit bien que les armes qu'ils ont en main. C'est grandiose, sombre, solennel, avec une musique de Kirill Rikhter qui, comme celle de son presque homonyme Max Richter dans Valse avec Bashir, lance ses arabesques tristes et douces sur les cris et la fureur.
Créée
le 1 janv. 2026
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