The Furious est un film de combat, où chaque affrontement est chorégraphié avec une précision remarquable.
Kenji Tanigaki retrouve quelque chose de l'âme du grand cinéma hongkongais, avec des corps qui se croisent, des coups qui fusent. Une forme de danse d'une telle élégance, à la fois complexe et tranchante, qui donne aux scènes d'action une véritable dimension artistique.
Mais le film va bien au-delà. Il offre aussi un rythme, une émotion, des souvenirs, avec l'influence des grands maîtres du genre, en allant de Bruce Lee à Jackie Chan, jusqu'à Jet Li ou Donnie Yen, sans jamais empêcher le réalisateur d'imposer sa propre vision du monde, et l'histoire de ces deux hommes que tout oppose, se retrouver dans le même combat, les mêmes bas-fonds d'un trafic d'êtres humains, que la femme de Navin ( Joe Taslim ) a découvert, pour disparaître, ainsi que Wang ( Xié Miào ), un père qui court, sans un mot, à la recherche de sa petite fille kidnappée.
Deux forces qui s'unissent sous une forme de calligraphie, écrite avec rage et détermination.
Entre désespoir et cruauté, beauté foudroyante des combats, le réalisateur nous entraîne également dans les entrailles de Hong Kong, ses commerces clandestins, et sa police gangrenée par la corruption.
Face à cette violence organisée, Navin et Wang choisissent de remettre leur destin dans la seule arme qu'ils maîtrisent : le combat, pour espérer traverser les ténèbres et retrouver ceux qu'ils aiment.