Tommy, un jeune délinquant de 19 ans, est enlevé par un couple instable. Enchaîné dans la cave de la demeure familiale, ils vont le "réhabiliter" (ou "rééduquer") à leur manière, afin d’en faire un "bon garçon" (d'où le titre du film).
A ne pas confondre avec Good Boy (2025) de Ben Leonberg et qui est sorti la même année (raison pour laquelle il a été retitré dans certains pays "Heel"). Le réalisateur polonais Jan Komasa réalise ici, à la fois une critique sociale sur une famille visiblement détraquée et un thriller psychologique. Le film joue brillamment sur les deux registres en nous entraînant dans ce long et sinueux chemin de croix vers la réhabilitation où ce jeune homme va devoir suivre bien malgré-lui un traitement à la "Ludovico" façon Orange mécanique (1971).
Assez vite, le film parvient à créer une ambiance malsaine, dès lors que l’on pénètre dans la demeure familiale. On y retrouve un bon père de famille, du moins en apparence, car comme on le dit si bien, "l'habit ne fait pas le moine" (superbement incarné par Stephen Graham), aux côtés de son épouse dépressive et livide (l’épatante Andrea Riseborough), leur rejeton tout aussi inquiétant derrière sa politesse et son éternel sourire (Kit Rakusen), ainsi que le caïd qui se retrouve malgré-lui contraint et forcé à suivre cette thérapie de conversion (l’excellent Anson Boon).
Good Boy (2025) nous entraîne dans une guerre d’usure psychologique
qui nous donne à voir une toute autre approche du syndrome de Stockholm,
le tout, magnifiquement mis en scène (une superbe direction artistique et des décors soignés). Jan Komasa nous livre un thriller troublant et captivant à la fois.
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