👉 17 juin : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Inlassablement, le cinéma de Wes Anderson est parfait. Il est même de plus en plus parfait. Et pourtant, je ne suis pas sûr d'aimer de plus en plus ces films.

Déjà, depuis un moment, ses notes baissent, avec les mecs dans le train, avec les gamins en vadrouille, j'avais un peu perdu la foi. Je ne m'amusais plus beaucoup. Ici, je me suis beaucoup amusé, mais je crois que je ne suis plus touché. The Grand Budapest Hotel, c'est un James Bond, un film d'évasion de prison, de courses poursuites, et tout ça est mis en scène avec une grande beauté, avec des acteurs parfaits, des acteurs que tu reconnais comme dans une grande famille que tu aimes bien, toujours les mêmes. Wes Anderson, qui ne tournait qu'avec ses amis a désormais trop d'amis, il n'ose plus créer un rôle sans l'attribuer à un ami, et ils ont tous l'air un peu enchanté un peu blasé de ne dire qu'une ligne avec le sourire. Eux aussi, ils se sont lassés, non ? D'ailleurs, c'est dommage, les acteurs ne jouent plus, j'ai mis un moment à m'en rendre compte, mais je crois qu'il n'y a plus de jeu d'acteur, il y a bien des récitations, ils mettent le ton, pincé, chic, propre, de la poésie, de longues tirades narratives, tout ça est si beau. Mais bon.

Mais bon ? Je m'égare avec cette histoire d'acteur. Je me mets à dire du mal alors qu'au final, je me suis bien amusé, même si rien ne change, il y a toujours des trouvailles, qui sont bien obligées, elles, de se renouveler un peu. Est-ce que voir à chaque film un orque bondir pour dévorer une sardine ça m'amuserait ? Non, bien sûr. Il y a des poussées de violences, des contre-emplois, des courses poursuites, des impressions soudaines d'immensités, qui sont plaisantes comme tout. Et une histoire aussi, un scénario - d'après Zweig, j'ai ri, un peu, comme à toutes les autres petites drôleries - légers, légers, si légers. Tout est tellement léger. Avant la légèreté s'inscrivait dans un contexte touchant, triste, parfois jusqu'au dégoût, rappelez-vous ces mecs, toujours dans leur train ; les films volaient tendus, intenses, toujours au bord de la crise, tout ça c'est fini : légèreté, rire, amusement au programme. La fin est là dès le début, partout. Et tout se referme, et se referme sur lui-même.

Youpi.
Tu es content ? Moi aussi.
Un peu déçu ? Moi aussi.
Alors que tout est si parfait.
The Grand Budapest Hotel
Sergent_Pepper
8

Le double fond de l’air est frais.

Lorsque Wes Anderson s’est essayé il y a quelques années à l’animation, cela semblait tout à fait légitime : avec un tel sens pictural, de la couleur et du réaménagement du réel, il ne pouvait que...

Lire la critique

il y a 8 ans

217 j'aime

23

The Grand Budapest Hotel
Veather
9

Read My Mind #2 : The Grand Budapest Hotel

Ami lecteur, amie lectrice, bienvenue dans ce deuxième épisode de RMM (ouais, t'as vu, je le mets en initiales, comme si c'était évident, comme si c'était culte, alors qu'en vrai... Tout le monde...

Lire la critique

il y a 8 ans

174 j'aime

51

The Grand Budapest Hotel
guyness
9

Anderson hotel

Comme tout réalisateur remarqué, Wes Anderson compte quatre catégories de spectateurs: les adorateurs transis, les ennemis irréductibles, les sympathisants bienveillants et, beaucoup plus nombreux,...

Lire la critique

il y a 8 ans

153 j'aime

68

Malcolm
JZD
10
Malcolm

Critique de Malcolm par J. Z. D.

Francis qui veut pas travailler ! La peluche bleue qui parle à Dewey, et Reese pom-pom-boy ! Les microbes qui veulent entrer dans ses yeux ! Les objets s'évanouissent à proximité de Al ! Les nouveaux...

Lire la critique

il y a 11 ans

177 j'aime

35

La Vie aquatique
JZD
10

Critique de La Vie aquatique par J. Z. D.

Il faut, une fois pour toute, que je justifie ce dix, ce coeur, et cette place un peu malhonnête en tête de mon top film. En effet, ce film n'a pas les épaules (encore que c'est plus des jambes qu'il...

Lire la critique

il y a 11 ans

157 j'aime

26

The Grand Budapest Hotel
JZD
8

The Budapest Hotel.

Inlassablement, le cinéma de Wes Anderson est parfait. Il est même de plus en plus parfait. Et pourtant, je ne suis pas sûr d'aimer de plus en plus ces films. Déjà, depuis un moment, ses notes...

Lire la critique

il y a 8 ans

105 j'aime

9