--- Bonsoir, voyageur égaré. Te voila arrivé sur une critique un peu particulière: celle-ci s'inscrit dans une étrange série mi-critique, mi-narrative, mi-expérience. Plus précisément, tu es là au vingt-et-unième épisode de la huitième saison. Si tu veux reprendre la série à sa saison 1, le sommaire est ici :
https://www.senscritique.com/liste/Vampire_s_new_groove/1407163
Et si tu préfères juste le sommaire de la saison en cour, il est là :
https://www.senscritique.com/liste/soul_s/3323463
Et si tu ne veux rien de tout ça, je m'excuse pour les parties narratives de cette critique qui te sembleront bien inutiles...---
Et me voici de retour au Japon. Enfin... Pas vraiment beaucoup plus que je n'étais en France hier en réalité. Quelques 5 ans plus tard, le phénomène The Ring semble suffisamment large pour justifier que les américains veulent leur version. "Nous aussi on veut faire un film japonais avec une dame fantôme qui a les cheveux devant le visage, mais juste s'il vous plaît mettez Buffy contre les vampires dedans merci bisou". Donc on retrouve Buffy en étudiante Erasmus dans un Japon alternatif où tout le monde parle parfaitement anglais. Je ne sais pas où ils sont exactement, ça n'a pas l'air d'être Tokyo, il y a visiblement un genre de Shibuya Crossroad Liddl, mais si j'avais eu cette adresse où le niveau d'anglais moyen a l'air dix fois supérieur à celui du reste du Japon, j'aurais certainement passé un séjour moins compliqué. Bon. À part ça, malgré Zemeckis à la production, malgré une Sara Michel Gellar toujours aussi chouette, on a un The Ring du pauvre, où tout est moins bien. Moins bien la photographie, qui était basique fil d'horreur dans The Ring et qui là est tout juste classique JT de 20h, moins bien le scénario, qui n'avait déjà pas beaucoup de sens dans The Ring (on a regardé une cassette et on sait qu'on va mourir mais on l'a quand même regardée parce que lol du coup on a fait du bateau sous l'orage pour qu'un vieux chelou nous dise qu'il faut qu'on aille creuser dans un puit et on a déterré un squelette et on lui a fait des bisous mais en fait on est quand même morts parce que pour lever la malédiction il fallait juste prêter notre cassette à quelqu'un d'autre), mais qui est en plus ce soir pété d'incohérences (et pourquoi il a rien l'agent immobilier alors qu'il est clairement rentré dans la maison plein de fois ? Et pourquoi ils se sont suicidés dans le grenier au final ? Et si les fantômes ils peuvent sortir et prendre l'apparence de n'importe qui, pourquoi ils sortent pas chercher leurs victimes à chaque fois plutôt que d'attendre bêtement dans une maison vide ? Et pourquoi le gamin il miaule ? Et pourquoi la photo elle est découpée ? Qui a retiré le visage de la mère ? Pourquoi ?). Ça ne fait absolument aucun sens, et bien que je suis très sensible à l'horreur à base de "y a quelqu'un derrière toi qui te veut du mal", quand au bout de 20 minutes j'ai compris que le film n'avait rien de plus à me dire que "bouh ! Un enfant ! Ça fait peur !", "regarde Sarah Michelle Gellar elle est jolie !" et "bouh ! Une dame avec les cheveux longs tavu comme dans The Ring ça fait peur !", j'ai arrêté de m'investir émotionnellement dans le film, et de le laisser me faire peur. Un film sans aucun intérêt, ni pour les fantômes, ni pour le cinéma.