On a parfois envie d’aimer un film simplement pour ce qu’il tente d’être. The Hot Flashes, c’est cette tentative honnête de montrer des femmes qu’on ne voit presque jamais à l’écran, celles que le cinéma oublie une fois passés les 50 ans. Ce n’est pas rien. Mais vouloir ne suffit pas toujours. Derrière l’intention – sincère, nécessaire – le film peine à tenir sa promesse. Mon ressenti est mitigé, d’où une note de 4/10.
Ce qui m’a attiré, d’abord, c’est cette proposition atypique : des anciennes basketteuses qui reprennent du service pour une cause sociale et personnelle. La ménopause, le corps vieillissant, l’amitié féminine non sexualisée – enfin des sujets qu’on traite frontalement, et avec humour ! Sauf que rapidement, l’audace du pitch se dilue dans une mise en scène trop sage.
Le film aurait pu être mordant, inspirant, subversif même. Il choisit la voie de la comédie formatée, avec des ressorts narratifs attendus, une esthétique télévisuelle, et une tendance à survoler les émotions plutôt que les creuser.
C’est là que mon regard s’est vraiment déçu : les personnages, pourtant incarnés par des actrices solides, semblent enfermés dans des archétypes. La divorcée exubérante, la femme au foyer coincée, la séductrice en crise… On sent que chacune aurait pu être plus, si seulement on leur avait donné plus d’espace, plus de contradictions, plus de vérité.
Le groupe fonctionne à l’écran, certes, mais on reste trop souvent dans la pose, dans le gag, dans la leçon de vie un peu convenue. J’attendais des femmes qui me surprennent, qui me bousculent un peu. À la place, j’ai vu des personnages sympathiques mais prévisibles, souvent réduits à leur fonction dans l’intrigue.
Le rythme du film est correct, les scènes de sport sont filmées avec une certaine énergie, et le message d’émancipation reste touchant. Mais rien ne m’a vraiment ému. Et c’est peut-être le plus grand paradoxe du film : il veut faire du bien, mais il ne m’a pas touché. Comme si l’humour devenait un bouclier, une manière de ne jamais aller là où ça pourrait faire mal – et donc faire sens.
The Hot Flashes est une œuvre qui donne envie d’applaudir l’effort… mais pas la réalisation. Le film aurait pu être une déclaration joyeuse et féroce sur la liberté des femmes à tout âge. Il devient un divertissement tiède, sympathique mais oubliable.
Un peu comme ces soirées où l’on rit beaucoup, mais dont on ne retient rien le lendemain.