Le MI6 comprend que l'une de ses sections de bureaucrates laisse transiter des informations vers Moscou. La chasse à la taupe commence ! Le protagoniste sera Maurice Castle, l'un des fonctionnaires, qui a un passé trouble en Afrique du Sud.
On sent que pour son dernier long-métrage, Otto Preminger était fatigué. La mise en scène de "The Human Factor" étant très sobre, oserais-je dire vieillissante pour l'époque : on croirait voir un film d'espionnage tourné 15 ans plus tôt. Idem pour les grandes thématiques, pour la plupart déjà abordées par le cinéma d'espionnage à ce moment. A part peut-être l'évocation de l'apartheid, courageuse à l'époque.
Pour autant, "The Human Factor" dispose d'une histoire qui fonctionne bien. Avec son lot de coups fourrés et de manipulations, ou de petits coups de pression parfois bien cyniques (la première apparition de Richard Attenborough est assez savoureuse à ce titre !). Pour peu que l'on adhère à l'aspect totalement anti-spectaculaire du film, l'intrigue est donc intéressante à suivre.
Tandis que l'ensemble est bien porté par ses comédiens. Richard Attenborough, Derek Jacobi, ou Robert Morley en seconds rôles colorés. Et Nicol Williamson à l'aise en fonctionnaire ambigu.
En somme, c'est un petit film d'espionnage tout à fait correct... qu'il ne faut aucunement juger au regards des coups d'éclats précédent d'Otto Preminger !