Comme j’ai lu le scénario avant de voir le film, je crains le pire. L’intertitre annonçant une leçon de morale confirme d’emblée qu’il s’agit d’une grossière propagande religieuse.
Mary est présentée comme une “sauvage” vivant à moitié nue, mais elle totalement vêtue comme une sauvage hollywoodienne.
Je laisse rapidement tomber, car la mise en scène et le jeu des acteurs sont inconsistants et celui de Florence Short ridicule.
Je découvre grâce à l’avance que, selon D.W. Griffith, les natifs de l’île seraient “des sauvages et des chasseurs de têtes” et ceux des îles Salomon des “cannibales” [26’34]. Sa conception de l’histoire est typiquement américaine [32’56].
Le pseudo triangle érotique se dénoue lorsque meurt le neveu du pasteur. Mary et Dan se convertissent pour se marier : “Ainsi, ils entament enfin le chemin de velours blanc menant aux rêves accomplis”. Happy end hollywoodien à gerber !
Lire :
- Dossier Propagande coloniale, Monde en Question.
- Dossier Propagande religieuse, Monde en Question.