Avec The Invisible Woman, Ralph Fiennes signe un film tout en retenue, où la beauté visuelle et la pudeur narrative se rejoignent pour raconter l’histoire oubliée de Nelly Ternan, amante cachée de Charles Dickens. Ce drame historique, à l’esthétique feutrée et au rythme contemplatif, m’a touché par sa délicatesse, mais laissé un brin à distance.
Felicity Jones est remarquable dans un rôle tout en intériorité, donnant corps à une femme effacée de l’Histoire. Fiennes, à la fois acteur et réalisateur, campe un Dickens séduisant mais insaisissable, fidèle à l’ambiguïté de son époque.
Le film m’a plu pour son élégance et sa réflexion sur l’invisibilisation des femmes, même si sa lenteur et sa froideur relative limitent l’impact émotionnel. C’est un film à savourer pour ce qu’il ne dit pas, et qui mérite d’être vu… avec sensibilité et patience.
Note : 7,5/10 — Un bel objet de cinéma, subtil mais un peu trop distant.