À mesure que les blagues tournent à l’aigre et que la nuit bascule vers quelque chose de plus sérieux, Wilde et son ensemble, riche d’une expérience dramatique, parviennent à négocier une descente tonale délicate sans déraper.
Quand le film est à pleine puissance ce qui est le cas la majeure partie du temps c’est un divertissement adulte intelligent, sophistiqué et interprété avec une acuité incisive, qui s’acharne sur l’institution vacillante du mariage, agite la promesse d’un salut sexuel, puis fait s’effondrer les murs dans une amère confrontation qui paraît irréversible jusqu’à ce qu’une fenêtre d’espoir et de guérison s’entrouvre.
Portrait hystérique, lucide et, au bout du compte, bouleversant des difficultés à maintenir vivantes des relations au long cours.
Rares sont les comédies aussi drôles et aussi mûres. Ses thèmes riches font mouche, surtout pour quiconque est engagé dans une relation durable.
The Invite peut sembler une idée simple, mais Wilde, tout comme Jones, McCormack et son excellent casting, en font une comédie captivante, réjouissante et émouvante, plus complexe qu’elle n’en a l’air.