The Jeffrey Dahmer Files (2012), réalisé par Chris James Thompson, propose une approche atypique du true crime. Loin du sensationnalisme, le film mêle témoignages réels, images d’archives et scènes fictionnalisées pour explorer l’affaire Dahmer… sans vraiment entrer dans l’horreur.
J’ai apprécié cette sobriété. Le choix de suivre des personnes ordinaires – un détective, une voisine, un médecin légiste – plutôt que Dahmer lui-même, donne un point de vue humain, presque banal, sur une histoire monstrueuse. C’est un angle rare, respectueux, qui évite le piège du macabre gratuit.
Mais c’est aussi ce qui limite, à mon sens, la portée du film. En misant sur la retenue et une narration très fragmentée, il crée une ambiance froide, distante. Les scènes rejouées, pourtant soignées, m’ont laissé en retrait. L’ensemble manque d’un vrai fil narratif ou émotionnel fort pour pleinement captiver.
En bref, c’est un documentaire intriguant, formellement original, mais qui m’a davantage intéressé qu’ému ou marqué. Une tentative digne et intelligente, mais qui, pour moi, reste incomplète.
Note personnelle : 6,5/10