The Jester
4.2
The Jester

Film de Colin Krawchuk (2024)

Il y a du potentiel.

Le personnage est intéressant, son esthétique soignée, sa façon d'opérer aussi. Le hic, c'est que l'auteur peine à exploiter pleinement ce personnage, en restant dans la limite de sa logique. Et donc, le postulat de départ est vite trahi. Pire, le background est peu travaillé : au vu de la culpabilité du père, je m'attendais à ce qu'il ait fait quelque chose de bien plus grave à sa première femme et fille, genre crime sexuel incestueux sur sa fille mineure... mais non. Du coup c'est un peu ridicule. Et puis surtout l'entité s'en prend à n'importe qui pour n'importe quelle raison... jusqu'à ce que tu découvres à la fin que tout ce qui suit le père n'était qu'une hallucination pour que l'héroïne comprenne bien ce qu'elle doit faire : se pardonner et pardonner les autres, ce que le père n'avait pas réussi à faire. Il y a des trucs sympas du fait que le Jester est un magicien, du coup la scène avec les trois pots est sympa, mais ça aurait pu aller plus loin, soit dans le gore, soit dans le fun. D'autres passages révèlent de bonnes idées comme le pouvoir du chapeau quand le Jester l'enfonce sur la tête du flic. Les dialogues sont un peu chiants aussi, cassent le rythme. Le fait que tout se passe en une nuit est intéressant mais elle paraît tout de même interminable avec tous ces plans où ils marchent dans la rue.

La mise en scène est fauchée ; ça n'empêche pas d'avoir quelques effets sympas et un Jester vraiment chouette visuellement, le découpage est correct, parfois même assez inspiré, mais les acteurs ne sont pas très bons, le montage est un peu mou, les décors pas toujours assez soignés... et donc ça décrédibilise l'ensemble. Heureusement la grande sœur a un joli cul et joue correctement.

Bref, il y a du potentiel, je ne serais pas contre une suite d'ailleurs, mais soit l'auteur-réalisateur apprend de ses erreurs et progresse, soit la prod remet la suite entre les mains de quelqu'un de plus compétent. Mais on pourrait facilement imaginer un univers étendu à la Hellraiser, où chaque auteur ou presque a pu se permettre d'alimenter un peu la mythologie, exploiter certaines idées d'un opus précédent. En tous cas, ce film-ci est au final décevant vu tout ce que ça aurait pu être.


PS : Lelia Symington devrait quand même changer de nom car quand on fait une recherche sur google on trouve une autre Lelia Symington plus populaire et qui fait du porno (faut-il y voir un lien?).

Fatpooper
5
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le 24 janv. 2024

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Fatpooper

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