Je viens de voir ce truc en accéléré sur Paramount +, donc je ne suis pas certain d'avoir mesuré toute l'ampleur du désastre.
Le pitch pouvait laisser supposer un spectacle certes bas du front, mais potentiellement divertissant.
Passés les bonnasses plus vulgos que sexy des images d'ouverture et le bavardage inepte d'introduction des personnages et de leurs motivations, on peut rentrer dans le lard du sujet.
Et là globalement, rien ne fonctionne : ni les acteurs unanimement et atrocement nuls, ni le prétexte bidon censé servir de scénario, ni les échanges d'une bêtise abyssale (le meilleur pour le fun : "je vais te fourrer une grenade dans ton cul de vieille"); ni rien finalement, même pas l'humour involontaire. On frôle dangereusement le zéro absolu du ciné d'exploitation le plus ringard. A ce niveau, ce n'est même plus un plaisir coupable, car tout est tellement naze et mal foutu qu'on ressent plus de la gêne qu'autre chose à s'être laissé voler un peu de son temps pour une telle accumulation de conneries.
Autre point complètement rédhibitoire pour un viandard comme moi, bon nombre d'actions que la morale réprouve se passent hors champ.
Les combats sont de leur côté, soit illisibles car subitement accélérés, soit filmés avec un ralenti tout pourri (CGI d'un autre temps, "bullet time" du très pauvre indigne d'une jeu vidéo des 90's), soit un mélange des deux pour un résultat qui donne vite la migraine. On a même droit à un moment où les héros tout mignons se permettent de conter fleurette en se jetant des regards énamourés entre deux échanges de tirs lors du gunfight censé être le clou du film. A ce propos, les spectateurs un peu vigilants s'apercevront que des figurants vus morts lors de la précédente édition du tournoi réapparaissent par magie.
Les dernières péripéties finiront d'achever la patience du bisseux le plus acharné. La pauvre ambulance sur laquelle tout le monde, même l'amateur de nanars cosmiques, s'acharnera finit heureusement par s'achever pour le plus grand bien de l'humanité.
Enfin, comme beaucoup de has been qui ne veulent pas raccrocher et lâcher le filon, Jon Voight (pas loin de 90 bougies, quand même) fait peine à voir.