L’excellent Tony Leung qu’on ne présente plus, face à Lau Ching-Wan l’habituel brillant second rôle dans de nombreux polars de Hongkong, voilà qui devrait faire des étincelles surtout ici à Macau la ville des casinos où des caïds se tirent la bourre dans quelques règlements de comptes et autres machinations…
En fait, si l’ambiance (qui se déroule principalement la nuit) est dépaysante et si on ne s’ennuie pas, du moins pas trop (le film ne fait qu’une heure vingt après tout), l’histoire est très faiblarde et le scénario complètement foutraque…
Bourrée de rebondissements bidons, la nuit la plus longue aligne son lot de macabés en vain et s’avère très confuse. A croire que ce fatras a été écrit et surtout bricolé par un alcoolique en position latérale de sécurité !
Les acteurs ont beau faire des efforts, ils n’arrivent pas à faire décoller ce polar à la con, ni à le rendre crédible quel que soit le bout par lequel on tenterait de l’appréhender. La musique est vraiment affreuse mais se permet de reprendre éhontément le même air de Midnight Express plusieurs fois d’affilée, ce qui énerve et soûle en même temps (on sait que les films chinois de cette période n’ont aucun scrupule à piquer les musiques mais tout de même !).
Enfin, la fin est encore plus bidon que le reste et confirme encore une fois qu’il s’agit d’un machin bâclé de A à Z, à son insu ou pas, peu importe. Il reste une mise en scène assez convaincante mais il est clair que la déception est vraiment de taille !