Quelle coïncidence ! Le lendemain du jour où j’ai vu ça : une femme qui a le « ressenti » que le corps du Richard qu’elle recherche afin de modifier l’image mauvaise qu’en a donnée son plus illustre compatriote en matière de littérature, le « ressenti » que ce corps est bien là, c’est-à-dire là où elle se trouve, le lendemain donc, j’apprends à la radio, au beau milieu d’une émission très culturelle, que Victor Segalen a fait naguère en Chine une découverte archéologique majeure grâce au « maillage entre ses lectures, le terrain et un pressentiment » (Le Temps d’un Bivouac, France Inter, 15 août 2025).
Maintenant que j’ai raconté mon rapport entre le film et ma vie, si je disais au moins un petit quelque chose du film lui-même ?
Une personne qui le regardait avec moi, zut je continue à raconter ma vie, me dit très vite : « Ces gros plans aussi nets, mais c’est du face time » avant de m’expliquer cette expression trop moderne pour moi.
Alors c’est vrai que le style fait téléfilm.
Il n’empêche que The Lost King est très intéressant et que Sally Hawkins, découverte par moi (encore ma vie) dans La Forme de L’Eau, a continuellement un charme très particulier.