J’aimais bien le pitch, le titre, les visages de ces deux acteurs sur l’affiche. J’aimais bien l’idée que la peinture soit le pivot du scénario et le fait qu’il ait été sélectionné au Buenos Aires International Film Festival. J’aimais bien d’aimer bien. J’avais envie de voir ce film.
Je suis passée vite fait sur SensCritique pour lire ce que les autres en disaient et j’ai découvert une fiche morte. La page d’un film-tombeau sans épitaphe, sans note, sans envie, pas même une petite réaction d’éclairé en forme de fleur fanée.
J’ai regardé The Name. Les premières minutes m’ont laissé espérer qu’à défaut d’être un bon film, il m’apporterait ces petits riens qui réchauffent. Comme ce début sur fond de musique latine, avec une interview en face à face dans une galerie d’art qui me rappelait une performance de Marina Abramovic.
Et puis l’œuvre s’est enterrée toute seule. Le personnage de l’oncle fut certainement son plus grand gâchis, poussant le film au suicide. Une histoire qui se voulait sensible avec une peintre au coeur malade signant les toiles d’un autre, mais le réalisateur s’était visiblement pendu en chemin. L'égarement de cet essai manqué m'a cependant touchée.
Un film-cadavre que je ne vous recommande pas, mais que je ne pouvais abandonner à l’indifférence générale sans même y déposer une gerbe de fleurs séchées.