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Un joli drama, sans grande envergure, mais avec de la douceur, du dépaysement, de l'international, un casting réussi et sans clichés asphyxiants. On note quelques longueurs çà et là, mais dans l'ensemble, le scénario de 12 épisodes, écrit par les sœurs Hong, est cohérent et tient la route. La réalisation, quant à elle, reste humble même si elle s'est donné les moyens en décors, en costumes et en post-production (le sponsoring de luxe haute couture, un peu too much, a dû aider).

Après un court flash-forward en Italie, l'histoire démarre au Japon où une actrice, en manque de confiance en elle, rencontre un interprète pragmatique. S'ensuivra un accident, déclencheur d'une certaine schizophrénie qui, finalement, se transformera en remède cathartique. Cette suite d'événements, liés aux troubles dissociatifs de l'identité, rapprocheront évidemment nos deux protagonistes, interprétés par Go Youn-jung, la sensible instinctive, et Kim Seon-ho, le tendre cérébral.

En toile de fond : le tournage d'une émission télévisée sur le thème d'une romance touristique, avec le bon et controversé acteur japonais Sōta Fukushi, et quelques références à d'autres dramas dans la psychologie ou les costumes (entre autres, Hotel Del Luna, It's Okay to Not Be Okay...). Et puis, sortir de Séoul, que l'on finit par connaître par cœur, et inclure d'autres langues dans les interactions apportent un souffle de fraîcheur dans le monde de plus en plus sclérosé des K-dramas ; on se balade sur trois continents et c'est plutôt plaisant.

Enfin, merci à la production ; je suis ravie de retrouver le talentueux Kim Seon-Ho sur les écrans. Merci, aussi, aux lecteurs de ne pas laisser, ici, de commentaires diffamatoires concernant les buzz médiatiques en date des acteurs : l'inquisition, le lynchage, le jugement dernier, les donneurs de leçons, les censeurs du dimanche et autres haters... je fuis. Ce n'est peut-être pas un drama qui restera gravé dans les K-annales, mais il a le mérite d'être rafraîchissant.


Lo-Shi
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le 18 janv. 2026

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