The Old Guard 2 se présente comme une suite directe qui tente d’élargir l’univers du premier film, mais trébuche plus souvent qu’elle ne progresse. L’histoire conserve un ton sérieux et introspectif, mais semble moins inspirée, plus confuse, et remplie de scènes qui freinent l’intrigue au lieu de la faire avancer. Ce n’est pas un mauvais film, mais l’élan suscité par le premier s’estompe ici, victime d’un récit qui ne décolle jamais vraiment.
Le casting reste l’un des atouts majeurs. Charlize Theron impose sa présence, et l’arrivée de grands noms comme Thurman ou Henry Golding semblait prometteuse. Pourtant, le scénario ne leur offre pas suffisamment de matière. Des personnages apparaissent puis disparaissent sans laisser de trace, les relations sont peu développées, et les conflits manquent de profondeur.
Les scènes d’action, bien que correctes, n’atteignent pas le niveau du premier opus. Il manque de tension, de créativité. Même la poursuite en montagne—l’un des rares moments de montée d’adrénaline—reste isolée dans un ensemble qui avance en pilote automatique. Le ton trop grave et l’absence d’humour donnent au film un sérieux excessif, là où un peu de légèreté aurait été bienvenu.
Certaines idées sur le temps, la solitude des immortels ou la culpabilité accumulée sont intéressantes, mais elles se perdent dans des intrigues secondaires peu captivantes et un montage maladroit. Tout semble techniquement maîtrisé, mais sans âme. Comme si l’équipe avait voulu continuer sans savoir vraiment pourquoi.
En somme, The Old Guard 2 ne prend pas le public pour des imbéciles, mais ne le captive pas non plus. Distrayant par moments, mais inégal et vite oubliable. Une suite qui nous fait davantage apprécier le premier film—et douter de la nécessité d’un troisième.