Inspiré d'un vrai crash d'avion, The One avait tout pour être un bon film de survie à la The Revenant ou Le Territoire des Loups. Et le fait que ce soit un film catastrophe russe donc se passant en Russie était prometteur : un territoire immense, monotone, le froid, les bêtes sauvages (genre des ours, des loups, des tigres).
Or, The One est parasité par une histoire d'amour mièvre entre deux étudiants qu'on suivra via des flashbacks. Cette romance prend plus de place que le reste. Et je trouve que ces flashbacks ou les visions/rêves que la jeune femme peut avoir coupent le rythme. C'est dommage.
Pour l'officier russe chargé de déterminer qui sont les coupables de ce crash, c'est pareil. Ça aurait été intéressant de montrer plus en profondeur la manière dont l'URSS gère l'incident avec son habituel goût pour le secret.
Le témoignage de la vraie Larisa reste poignant. Aujourd'hui, quarante ans plus tard, elle parle encore de son compagnon en étant au bord des larmes. Reconnaissant qu'elle est passée à côté de sa vie. Que tous les plans qu'ils avaient faits sont tombés à l'eau et ne se réaliseront jamais. Et rien que pour cette scène, cette femme mérite toute ma sympathie.