Il a quelques mois, mon cher et tendre m'a appris ce qu'était le "fusil de Tchekhov" dans une pièce, et par extension, dans un film. C'est cette inévitable méthode dramaturgique qui vous dit que si on présente quelque chose dans l'acte 1 d'une oeuvre, ce sera pour l'utiliser dans les actes 2 ou 3. Forcément.
Bah oui...forcément.
Ce serait en effet quand même stupide de présenter un héros coureur de fond portant des lentilles si ce n'est pas pour utiliser cela plus tard dans le films.
Forcément.
Ce serait forcément idiot de faire graviter autour des deux héros des personnes énigmatiques, mystérieuses, voire peu rassurantes sans qu'elles n'aient UN QUELCONQUE POIDS sur le déroulement du film.
Forcément.
Et ce serait d'autant plus con de présenter un lieu en mode matraquage, par exemple une cave, par des travellings sur une porte, ou même des cauchemars du héros sans que ce lieu n'ait AUCUN LIEN avec le dénouement de l'intrigue.
Forcément, ce serait vraiment très con.
Heureusement donc qu'il existe des méthodes d'écriture de scénarios qui évitent de passer pour un gros blaireau.
Heureusement.