Mickey balaie la poussière devant un théâtre populaire de l’ouest américain, sifflote et bientôt danse la gigue avec son balai, jusqu’à ce qu’un obèse déboule sur son pauvre cheval malingre et longiligne. Nous l’accompagnons alors, tant bien que mal, à l’intérieur de la salle de spectacle où l’orchestre joue des musiques connues sur un large éventail d’objets et d’animaux martyrisés, dans l’esprit de Steamboat Willie. Sur le rire sadique, Walt Disney ajoute
un semblant léger de poésie
avec des bulles de savon musicales, et continue de démontrer l’étendue des possibilités de son art avec une danse du ventre comme seule l’animation peut en réaliser.
Classique scénario simplissime pour sept minutes de court musical dans lequel Mickey, de pauvre technicien exclu termine pianiste approximatif sur un instrument qui lui résiste, la production massive d’animés sous les doigts de Walt Disney creuse
une veine pleine d’imagination
mais, toujours entre gags et musique populaire, qui manque cruellement de renouvellement.