Au IIe siècle après JC, une reine sorcière demande à son frère de trouver un phénix, car boire son sang pourrait conduire à l'immortalité, mais cette quête n'est pas sans risques.
Phénix est sans nul doute un des plus grands mangas jamais créées, un œuvre extraordinaire qui parcourt plusieurs époques de notre civilisation, et qui sera d'une telle ambition que son auteur, Osamu Tezuka, ne finira pas l'histoire, un de ses rares titres inachevés. Mais ce n'est pas si grave dans le sens où chaque époque est une histoire complète, avec à chaque fois l'oiseau immortel comme seul lien.
Comme beaucoup, je savais qu'il y avait une adaptation animée sous forme de film, qui parlait d'une histoire située dans le futur, mais sa version live, située elle dans un passé lointain, m'était totalement inconnue. Il y a quand même du beau monde devant et derrière la caméra, avec Kon Ichikawa à la réalisation, Tomisaburô Wakayama comme acteur principal et ô surprise, un certain Michel Legrand comme compositeur du thème principal ! On a même droit à quelques scènes en animation, principalement vers la fin, où apparait distinctement le phénix.
Situer le film au IIe siècle est également la constante d'un budget sans doute réduit, il y a très peu de décors, mais cette quête initiatique a quelque chose de touchant, même s'il y a parfois quelques maladresses, comme cette volonté de coller à tout prix à l’œuvre de Tezuka, au point d'affubler un des personnages d'un maquillage lui donnant un nez énorme.
Comme je le disais, l'histoire est celle d'un homme qui veut chercher le sang de ce prétendu phénix pour sa soeur, où il va assister et participer à des batailles ; si le résultat est plutôt surprenant, loin du copier-coller du film Blackjack, Phénix gratte à peine la surface de ce mange formidable, et prouve si besoin en est la difficulté de réaliser en prises de vues réelles les œuvres de Osamu Tezuka.