Le pitch était prometteur : un gamin va passer ses vacances dans un camp d'été de waterpolo, la rivalité entre garçons est grande, il essaie de se mettre du côté des meneurs, qui s'en prennent tous à un des gamins, isolé, perché, dans son coin, et atteint d'une maladie de peau. Ils décrètent tous qu'il a la peste. Notre jeune héros commence par se moquer aussi de lui, puis peu à peu essaie de le comprendre et s'en rapproche. Mais à partir de ce moment-là, il va lui aussi devenir une cible... The Plague est un film très esthétique, très léché plastiquement, et peut-être un peu trop car ça lui donne une certaine froideur qui laisse souvent le spectateur à distance. L'ambition du cinéaste est clairement de faire un Carrie dans l'univers masculin du water-polo mais il perd complètement le côté charnel qu'il y a et chez King et chez De Palma pour proposer une oeuvre, certes bien faite, très propre, et tout, mais qui manque de corps et s'oubliera très vite.