Ce film a bien des qualités qui auraient pu l'emmener beaucoup plus haut dans mon estime. Mais la fin m'échappe totalement et me fait enrager. J'aurais voulu en savoir davantage. Le gamin est d'autant plus prenant en plus dans son cheminement et on lui coupe quasiment l'herbe sous le pied au moment où ça peut vriller bien comme il faut.
J'aurais voulu que les autres gamins en prennent pour leur dose, que ça leur fasse quelque chose; au lieu de ça on éjecte trop facilement Jake, dommage il était bon ce gamin. Et après on ose plus grand chose. Dommage. Comme si Charlie Polinger s'était presque refusé d'aller au bout de son idée. A moins que ce ne soit simplement un herpès psychologique; lol.
Non, sérieusement mettre du fantastique pour le réduire à cette fin médiocre m'a fait rager. Car j'étais vraiment dedans !
La mise en scène, ou plutôt la mise en abîme, est vraiment réussie et s'imprime très vite dans la rétine. C'est clinique, ok;
on connaît ce genre de traitement. Mais dans le milieu du water polo avec des gamins de douze ans, c'est moins vu déjà. Le sujet est étonnant.
La pesanteur du film ne m'a pas dérangé. La musique distille sa tension "shiningienne". Et pas que...J'ai bien aimé le coup du skate !L'affiche donnait déjà à voir, et intriguait. Les enfants jouent bien, globalement, mais ils sont surtout très bien cadrés.
Ce sont Eli, Jake, et Ben, qui l'emportent largement. Ils ont aussi les bonnes partitions. Le reste n'est que de la garniture;
il accompagne bien. Même Joel Edgerton qui a beaucoup donné pour ce film; joue peu, mais toujours quali.
Après quoi, j'ai du mal à comprendre comment on ne peut pas voir chez Ben un changement aussi radical physiquement que pour
Eli et il y a une sorte de je-m’en-foutisme global qui m'a un peu agacé. On ne cherche pas à comprendre pourquoi cette manifestation cutanée soudaine ? Alors, on voit bien que les gamins sont livrés à eux-mêmes, limite que les parents s'en débarrasse, on voit aussi une violence différente, plus sourde, moins dans la démonstration, qui donne beaucoup de force au film. C'est d'ailleurs sa grande force. Mais elle marche grâce aux solides prestations de Everett Blunck( Ben ), que j'ai trouvé étincelant;
et de Kenny Rasmussen (Eli ) qui m'a bien angoissé. Mais ça s'arrête là car ça part vite en mode bâclage. Non j'ai vraiment détesté la fin, c'est comme si on avait genre coupé une demi-heure. Et encore, j'en attendais tellement derrière...C'est RAGEANT !
The Plague, donc ! Seulement voilà, cette peste ou cette maladie...on en saura jamais rien. Et n'est pas David Lynch qui veut.
Là, je dis non.