Ce film de 2022 m’a posé problème sur plusieurs points et pourtant, je partais encore une fois plein d’espoirs. Espoirs vite déçus…Bon, les 20 premières minutes sont une vraie publicité pour l’Office du Tourisme du Vietnam : ses plages de sable immaculé, ses hôtels tout confort, une population accueillante, des monuments historiques (Tiens, on évoque la guerre d’Indochine mais pas celle du Vietnam…) et de la plongée sous-marine dans une mer cristalline au milieu des gentils petits poissons, des raies et des tortues. Comment résister ?! C’est ce que se sont dit un couple d’Américains, Jaelyn (Alicia Silvertsone, perdue de vue depuis un bon moment) et Kyle (James Tupper). Derrière ce tableau idyllique se cache un traumatisme originel (important, ça, le traumatisme pour donner un vrai enjeu émotionnel au récit) : Jaelyn a fait peu de temps auparavant une fausse-couche et elle ne s’en remet pas. Le couple essaie donc avec ce voyage de se retrouver. On sent bien, comme souvent dans ces films, que l’épreuve qu’elle va vivre va nous montrer la résilience de l’héroïne, son courage à toute épreuve (aaaah, quand elle se fait recoudre par le pêcheur avec son fil à pêche, c’est digne de Rambo, ça, hein !). Les circonstances vont en décider autrement car une tempête dantesque va embarquer leur bungalow sur pilotis et le petit paradis terrestre va se transformer en enfer aquatique !!! Voilà le bungalow qui part à la dérive, loin des côtes.
J’ai trouvé cette idée bonne et il y avait de quoi y placer de chouettes idées scénaristiques. Mais c’est là que le principal problème se pose car les requins n’apparaissent qu’au bout d’une heure, pour 1h30 de film. Et encore, vous allez voir des ailerons et d’un coup gros bouillonnement dans l’eau qui devient rouge. Oooooh la la, les frissons 😋 .Le tour est joué ! OK, OK, niveau gentil gore, y a la main arrachée du pêcheur qui remonte à la surface, le mari dont les jambes ont été boulottées mais c’est léger. Quant aux requins sous l’eau, fastoche, on prend des images de documentaires. Un grand classique de la sharksploitation…Eh, les gars, y aurait pas comme une envie de se moquer du monde (autrement appelée « foutage de gueule ») ??? Il est où THE REQUIN, THE SHARK, LE MONSTRE DES ENFERS AUX DENTS LONGUES QUE NOUS PROMET LE TITRE, QUOI ?!!! Eh bien, il apparaît dans la toute dernière scène et c’est un truc fait en images numériques d’une mocheté abominable. Bon sang, le film date de 2022, pas de 2012, alors il y avait de quoi faire bien mieux que ce bidule décevant. Le sort de Jaelyn nous indiffère depuis un moment déjà.