The Surrender
5.9
The Surrender

Film de Julia Max (2025)

Le deuil, le deuil et encore le deuil. C’est un peu la rengaine du cinéma fantastique depuis des décennies, voir depuis toujours. Et dans ce genre, cette thématique précise de vouloir contrer la mort, s'y opposer, on en a vu passer des tonnes : Simetierre de Mary Lambert, Dark Touch de Marina De Van, ou plus récemment Bring Her Back des frères Philippou. Et je ne parle même pas des classiques à la Frankenstein. Donc moui, le thème est assez rabâché, balisé. Mais parfois, il respire un peu à nouveau. "It's alive !"(lol) The Surrender réussit modestement ce tout petit miracle. Premier long pour Julia Max, présenté en compétition au Festival européen du film fantastique de Strasbourg (le FFFS), le film surprend surtout par son ton humain, sa cruauté aussi. Julia Max écrit et réalise : autant dire que ce n’est pas un projet de commande, mais quelque chose de très personnel. Et ça se sent. Chaque plan transpire cette intimité avec le sujet, comme si elle voulait partager un bout de vécu. Et ça, c’est super précieux.


L’histoire : Une mère et sa fille, confrontées à la mort imminente du père, se retrouvent entraînées dans un rituel mystérieux qui met à l’épreuve leurs liens familiaux et leur humanité.


Et c’est là que Colby Minifie (Fear The Walking Dead, The Boys) et Kate Burton (Les Aventures de Jack Burton) entrent en scène. Leur duo fonctionne hyper bien, parce qu’il est avant tout crédible. Elles ne jouent pas des archétypes ou des "fonctions narratives", elles existent. C’est ça qui rend leurs personnages attachants : bourrées de contradictions, elles s’engueulent, se cherchent, se ratent et s’aiment malgré tout. Toute la conflictualité mère/fille est super bien rendue. Bref oui, de l’humain. Et c’est précisément parce que ce quotidien est incarné que la bascule dans le surnaturel fonctionne. Quand ça part en vrille, tu y crois, parce que tu crois déjà en elles. Mine de rien, ça a une certaine valeur, et on se laisse embarquer sans même s'en rendre compte...


[...]


Suite de notre critique sur notre blog, ici :

https://lesgloutonsducinema.blogspot.com/2025/09/the-surrender-julia-max-avis-critique.html

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le 4 oct. 2025

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