Huis clos familiale porté sur le deuil, ce premier film fascine par le travail psychologique d'une mise en scène qui interroge sans cesse les interactions, faux semblants, mensonges et non-dits d'un trio père-mère-fille dont le patriarche va s'éteindre.
Le film bascule dans sa deuxième partie, et Julia Max explore au travers des temporalités ce qui façonne l'idée qu'ont les enfants, d'un père, d'une mère; et ce qui peut basculer au moindre changement de point de vue.
En cela, le film est une réussite, la mise en scène, remarquablement sobre, sert un récit où peu à peu, les certitudes s'ébrèchent par endroit pour peu que l'on explore des souvenirs de plus près.
Malgré une conclusion frustrante, force est de constater que régulièrement, de nouvelles cinéastes de genre proposent un cinéma puissant et encré dans un fantastique qui a des choses à raconter, ce qui est plutôt rassurant.