Ce film se concentre sur la Suède durant la Seconde Guerre mondiale et suit le parcours de Gösta Engzell, un fonctionnaire discret du bureau des immigrations. Officiellement neutre, la Suède entretient pourtant des relations économiques avec l’Allemagne nazie. Le narrateur, souvent ironique et piquant, souligne ces contradictions avec finesse. Ses interventions contextualisent l’Histoire sans alourdir le récit et apportent même une touche d’humour en décalage avec la gravité des événements.
En 1942, alors que les informations sur les camps de concentration circulent difficilement, Engzell décide de croire aux rumeurs et d’accorder l’asile à des réfugiés juifs. Un geste administratif, presque banal en apparence, mais aux conséquences vitales. De victoire en victoire, il sauvera de nombreuses vies, devenant un héros ordinaire, longtemps resté dans l’ombre.
Les personnages de Rut Vogl et Magnus Hallonsten illustrent les tensions de l’époque : entre engagement sincère et scepticisme nourri par la désinformation.
Si la tonalité parfois légère m’a empêchée d’avoir un véritable coup de cœur, l’émotion est indéniable. Un film documenté, instructif et profondément humain, que je recommande.
Ma chronique complète
https://lesparaversdemillina.com/film-n51-the-swedish-connection/