Le virage de Ben Affleck en tant que réalisateur est décidément des plus réussis ; ici, il est dans un film de braquage, dont la dette envers Heat est évidente, mais qui n'en a pas moins des qualités.
Dans ce groupe de braqueurs, qui ne fait aucune victime, Ben Affleck est le chef du groupe, et va tomber sous le charme de la directrice de la banque, incarnée par Rebecca Hall (que je demande aussi en mariage, en vain). Tout en tentant de cacher sa véritable identité vis-à-vis de cette femme, il va devoir gérer les tensions avec ses autres comparses, dont son frère d'armes, un chien fou joué par Jeremy Renner, et le cache-cache incessant avec le FBI...
Tout cela donne au film une redoutable intensité, où la réalisation, souvent caméra à l'épaule, va de pair avec l'excellence des comédiens, même s'il faut avouer que Ben Affleck aime bien se filmer en tant qu'acteur-réalisateur. Les scènes de braquage, même si elles sont assez peu nombreuses, sont elle aussi très bien faites, surtout la première, où on note non seulement l'influence de Heat, mais également de The dark knight.
Je regrette juste que le casting soit au fond assez stéréotypé, avec le méchant au cœur d'or, le chien fou, la blonde énervée, le trauma d'enfance du héros ... Mais il n'empêche que j'ai pris un grand plaisir devant ce film, qui est sans nul de la belle ouvrage.