Il y a eu une époque où Troma explorait les scandales politiques et le racisme social en revisitant Shakespeare (Tromeo & Juliet), ou utilisait les affres de la restauration rapide et des cimetières indiens pour évoquer les luttes des prolétaires de notre époque hantée par les souffrances du passé (Poultrygeist), ou créait l’idée du multivers en repliant toutes ses franchises sur elles-mêmes et produisant l’un des plus grands films de super-héros de ces 25 dernières années (Toxic Avenger IV : Citizen Toxie)… Cette époque bénie est révolue et on était passé à autre chose, laissant tout ça pourrir lentement quelque part dans un coin de nos mémoires heureusement défaillantes.
Mais Hollywood ne respecte rien. Ce n’est pas un remake, c’est une profanation. Le parasol passé à travers le fondement de nos amours de jeunesse