Sergey, sourd & muet, intègre un internat spécialisé où il se voit contraint de subir les rites d’initiation d’une bande. Entre trafics et prostitution, il fera la rencontre d’Anna dont il tombera amoureux…
Lauréat du Grand prix de la Semaine de la critique au Festival de Cannes (en 2014), Myroslav Slaboshpytskyi réalise ici son tout premier long-métrage et utilise à cette occasion, exactement le même procédé employé avec l’un de ses précédents courts-métrages (Deafness - 2010), à savoir qu’il n’y a pas le moindre dialogue (oral), pas de commentaire, pas de musique et pour seule bande-son les bruits environnants. En filmant exclusivement des personnages sourds & muets et en ne proposant aucun sous-titre ne serait-ce que pour donner des pistes, voir des clés de compréhension, le réalisateur m’a laissé sur le bas côté, m’empêchant d’adhérer pleinement à son film.
Et de la motivation, il nous en faut pour tenir 120 minutes devant ce drame social, certes très réaliste, mais profondément terne. C’est fade, triste, pauvre et bestial (aussi bien les scènes de sexe que celle de l’avortement). Ne parvenant pas toujours à comprendre où veut en venir le réalisateur, The Tribe (2014) ne fait qu’entretenir un profond ennui, dommage.
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