Un graveur de sceaux, aveugle mais génialement doué, fait l'objet d'un reportage télé quand on découvre, au hasard d'un chantier de construction, le cadavre vieux de 40 ans de son épouse disparue. La réalisatrice du documentaire et le fils du graveur enquêtent sur la femme/mère qui aurait été d'une laideur remarquable.
La narration, entre flashbacks et interviews qui font progresser l'intrigue, est classique mais on se laisse prendre par ce drame familial pour découvrir que la beauté et la laideur ne sont pas toujours ce que l'on croit.
Oui, c'est un peu convenu mais moments forts et humour, ce dernier volontaire (les tantes et cousins qui débarquent à la veillée) ou non (l'enfouissement du cadavre sous l'œil des voyous), jalonnent le récit pour retenir notre attention.
La révélation finale de la photo de la mère est forcément un peu décevante, mais c'est peut-être aussi une critique féroce du culte de la beauté plastique qui gangrène la société coréenne d'aujourd'hui.