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le 30 juil. 2026
SuivreLe mépris
« Ce qui est beau est respecté. Ce qui est laid est méprisé. » Cette phrase, prononcée par un personnage à la fin de The Ugly, résume le propos du dernier film de Yeon Sang-Ho, adapté de son propre...
"Présenté au TIFF 2025, The Ugly, Yeon Sang-Ho abandonne l’ampleur spectaculaire de ses blockbusters fantastiques pour un thriller psychologique intimiste et glaçant. Adapté de son propre roman graphique, le film explore la marginalisation, la violence sociale et le poids des apparences à travers le destin tragique d’une femme stigmatisée pour son visage. Entre suspense, drame familial et réflexion sociale, Yeon interroge la laideur de l’humanité et les standards qui déterminent ce qui est aimé… ou méprisé."
"Le récit se déploie dans un enchaînement croisé entre deux époques, à travers les confessions de ceux qui ont côtoyé l’épouse d’un maître artisan de sceaux aveugle, Yeong-gyu (Kwon Hae-hyo). Reconnue, moquée et humiliée pour son visage « laid et hideux », elle disparaît alors que son fils, Dong-hwan (Park Jeong-min), n’est qu’un nourrisson. Quarante ans plus tard, la découverte de ses ossements déclenche une enquête menée par Dong-hwan et une journaliste qui traque le scoop sur les circonstances de sa disparition. La mère, dont le visage est volontairement caché, devient le prisme par lequel Yeon Sang-Ho explore la cruauté de la société sud-coréenne et ses standards de beauté, désormais reconnus au-delà de ses frontières, et utilisés comme vecteur d’intimidation envers ceux considérés comme « différents »."
"La première heure de The Ugly est remarquable : suspense, tension et révélations s’enchaînent avec fluidité, et les dialogues qui accompagnent les flashbacks sont suffisamment bien amenés pour ne pas casser le rythme, malgré un chapitrage quelque peu artificiel et superflu. Cependant, au-delà de ce premier acte, le récit devient plus linéaire et prévisible, et l’attention du spectateur peut fléchir. Néanmoins, Yeon Sang-Ho parvient à densifier sa réflexion sur le féminicide et la violence structurelle envers les femmes dans les dernières minutes, où la vérité éclate brutalement, comme un coup de marteau, avec des conséquences irréversibles pour les personnages."
"Du côté des limites, le rythme inégal et la prévisibilité du twist peuvent frustrer certains spectateurs, et la narration repose parfois un peu trop sur des dialogues explicatifs avant d’être illustrés dans des flashbacks. En définitive, The Ugly est un thriller psychologique qui, malgré ses défauts, s’impose comme une réflexion lucide et viscérale sur la laideur de l’humanité et les injustices liées à l’apparence. Comme le rappelle la citation centrale du film : « Ce qui est beau est respecté. Ce qui est laid est méprisé. »"
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Créée
le 16 déc. 2025
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