The Veteran par Azzurri17
Après The Vanguard, Matthew Hope peu connu du grand public signe ici son second long métrage britannique, un thriller d'action en format Direct-to-video (sans bonus qui assure juste le principal) avec en tête d'affiche Toby Kebbell (L'Apprenti Sorcier, Prince Of Persia: Les Sables Du Temps, et prochainement Cheval De Guerre).
Robert Miller, jeune soldat de l'armée britannique, de retour d'Afghanistan, se voit engagé de manière officieuse par une agence gouvernementale afin de repérer de possibles terroristes au sein de sa patrie. Au fil des heures il va découvrir une conspiration impliquant les services de renseignements de Sa Majesté, les liens troublants entre la façon dont ces agences mènent la guerre contre la drogue et combattent la terreur.
Impossible alors de ne pas penser à Harry Brown de Daniel Barber, puisque tous deux sont britanniques, mais aussi pour ses cités chaotiques infestées d'adolescents provocants, agressifs et violents. Pour son sujet plus ou moins identique, où un ancien soldat décide de reprendre les armes afin de mener un dernier combat contre les injustices de la société actuelle. Hélas contrairement à ce premier, The Veteran s'éparpille jouant sur le film d'espionnage et de complot, trop peu convainquant faute de moyens et de rythme. Matthew Hope ne prend aucun risque, autant dans sa réalisation lente et ennuyeuse, que dans son personnage principal qui manque alors largement de profondeur. Le retour difficile à la vie civile, la douleur des amis perdus au combat, cette question de l'existence pour l'ancien soldat à l'abandon, perdu, de retour à une vie qui n'est pas la sienne, Matthew Hope n'entre pas assez dans les détails, et aucun de ces éléments psychologiques n'est abordé avec profondeur.
Sans être honteux, notamment grâce à un jeu d'acteur crédible de la part de tous les protagonistes, The Veteran finit par accélérer le rythme dans ses derniers instants. Les différentes intrigues s'entrecoupent et l'on se retrouve alors face à une scène finale certes peut être prévisible mais au combien dérangeante et choquante. Une scène qui mérite à elle seule les quatre-vingt-quinze minutes d'ennui endurées jusque là.