Simon (Alex Draper) et Beverly (Arija Bareikis) sont les parents divorcés de Finn, âgé de douze ans. En accord avec son ex-femme, Simon emmène leur fils au Vermont, en pleine campagne. Une fois sur place, ils logent dans une maison isolée qu'il vient d'acquérir et compte retaper avant de la revendre. Louis, leur plus proche voisin, leur apprend qu'une vieille dame nommée Lydia, que l'on soupçonne d'avoir tué sa famille, a autrefois vécu dans cette demeure et y est décédée. Bientôt, Finn et son père sentent qu'une mystérieuse présence hante les lieux...
Si le cinéma Hollywoodien mainstream mérite (à de rares exceptions près) d'être boycotté, le cinéma indépendant d'outre-Atlantique continue à produire de bons, voire d'excellents films _ qui ne sont que très peu diffusés en salle, parfois même pas du tout. C'est le cas de "The Witch in the Window", sorti en 2018 et souvent classé à tort dans le genre "horreur" ou "épouvante". Or il s'agit plutôt d'une oeuvre contemplative et poétique, au rythme volontairement lent, et d'un conte fantastique ayant pour thèmes la mort, la solitude, le sacrifice et l'amour des siens. La mise en scène d'Andy Mitton et la bande originale, qu'il a également composée, sont splendides. A ces qualités esthétiques s'ajoutent des dialogues de qualité et des personnages bien écrits, qui suscitent une forte empathie. Émouvant et surprenant, ce film d'auteur (et non d'horreur) constitue une très belle surprise. A découvrir.