Je mets 10 à ce film, et j’assume complètement. C’est du divertissement pur, presque thérapeutique. Il ne cherche pas à être subtil, il cherche à être efficace. Et parfois, vider son cerveau est une stratégie de survie tout à fait respectable.
The Wrong Missy joue la carte du grand n’importe quoi sans complexe. L’humour est souvent excessif, parfois borderline absurde, mais c’est précisément ce qui fait son charme. On sait très bien que tout est trop, mais on accepte le pacte : on lâche prise.
Sous les gags et le chaos, il y a quand même une trame plus simple, presque naïve, sur l’acceptation de soi et la capacité à sortir d’une vie trop contrôlée. Le personnage principal traverse une forme de renaissance sentimentale et existentielle, même si elle est racontée à coups de catastrophes et de situations improbables.
Ce n’est pas un grand film. Ce n’est pas le but. C’est un plaisir coupable assumé, une comédie qui rappelle que parfois, un peu d’excès et deux ou trois préceptes de vie glissés entre deux absurdités suffisent largement.