Si j’ai voulu voir ça, ce n’est nullement pour Rik Battaglia, nom qui fleure bon le bon vieux péplum de mon premier cinéma de quartier.
Non, c’est pour la Schiaffino, l’une des plus belles femmes italiennes que j’ai vues à l’écran.
Et je n’ai pas été déçu.
Et pas seulement par Rossana : cette relecture d’un mythe cousue de fil blanc n’est ni géniale ni déshonorante. Elle a un charme enfantin, je dis bien « enfantin » et non pas « puéril ». Elle est contée avec une simplicité biblique, pardon, antique, et une dose de sadisme savamment calculée.
Côté acteurs, le Minotaure a un minois qui n’a rien de taurin, la déesse Amphitrite n’a rien d’une déesse et pour ce qui est de Bob Mathias, dans le rôle principal, merci à wikipedia de m’avoir empêché d’écrire dans une première mouture qu’il a « le charisme de Bob Mathias, autrement dit aucun » puisqu’il m’a rappelé (wikipedia) que lui et Bob Mathias, double champion olympique du décathlon, ne sont qu’une seule et même personne.
Côté message, entendre dire ici qu’un souverain antique se sert d’un monstre pour justifier les horreurs imposées à sa population me rend songeur devant quelques exemples très contemporains d’un tel comportement.