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Assoiffé d'amour
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le 23 mars 2014
Quand Park Chan-wook s’attaque aux vampires, le programme est forcément alléchant pour tout amateur du cinéaste.
Le début du film met en place un univers fascinant, placé sous le règne du blanc : du labo, des bandages, des cloisons. L’architecture des escaliers, le rapport au corps qui se désagrège et le mysticisme fanatique sont autant d’éléments qui contribuent à un intérêt soutenu.
Le mélange des genres est riche : l’homme est toujours nié, d’abord dans la chasteté et le sacrifice du prêtre, puis dans la dévoration monstrueuse et la réclusion du vampire. La noirceur et l’obscurité succèdent à l’étape initiale, avant un retour à la lumière les cloisons blanchies dans l’appartement, et le soleil sacrificiel du touchant final : tout, plastiquement, est cohérent. On reconnait bien le formalisme maniaque et pervers du cinéaste : le cadrage des intérieurs est souvent splendide (notamment dans les corps, souvent allongés sur le pas d’une porte), certains plans sont d’une picturalité saisissante par le jeu des couleurs, les éclaboussures de sang et les draperies. En s’affranchissant de l’apesanteur, Park Chan-wook se fait plaisir par des déplacements fluides et bondissants, ballet amoureux et destructeur plus ou moins réussi.
Il n’en demeure pas moins que l’ensemble a du mal à tenir. 2h30 de dispersion scénaristique, des revirements assez déconcertants, surtout dans le personnage de Tae-Ju, et une émotion qui reste en sourdine. Film d’amour, de meurtre, gore, mystique, de famille, de haine, tout cela vire au maelstrom assez indigeste, entre remake de Thérèse Raquin (la noyade en barque) et des Prédateurs. L’aspect grotesque prend le dessus et le film, contrairement à Mr Vengeance ou Old Boy, ne parvient pas à insuffler d’âme dans sa plastique sanglante et grand guignol.
Thirst, par sa volonté de trop vouloir en dire, finit comme ses victimes : exsangue.
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Créée
le 5 mars 2014
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