Librement inspiré de Thérèse Raquin d'Emile Zola, Thirst se déguste de préférence sans avoir lu critique (ouste) ni synopsis et autre bande-annonce qui viendrait vous y gâcher tout le plaisir.

En effet la mise en scène du couple de vampire se met en place comme un partie de Mahjong, et c'est là tout le talent de Park Chan Wook. Les éléments sont traités rigoureusement : qu'il s'agisse du huit-clos qu'instaure les amis de la famille, les différentes relations entre les personnages principaux, et la lente métamorphose en mangeur d'homme...

Comme dans ses précédentes oeuvres (jsa, le tryptique sur la vengeance ..), il est une part de liberté dans les détails et leur signification qui rends le film vivant et imprévisible, même s'il n'est pas surprenant.
En effet laisser divaguer le spectateur vers les différents point de vues et détails qui appartiennent à chaque personnage sans forcément faire avancer l'intrigue pourrait être une erreur de débutant s'il ne s'agissait pas d'un travail à la fois léchée et esthétisant.

Des regrets aussi, j'aurais aimé un prêtre plus dévoué et inflexible, cela aurait peut-être pimenté le parcours encore un peu trop tracé des protagonistes, mais c'est peut-être à force de voir des films de vampires

Un film difficile à classer tant il mélange les genres, mais qu'il vaut mieux regarder plusieurs fois si on a accroché.
Jimmy_Cash
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le 7 mai 2014

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Jimmy_Cash

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