Thunderbolts*
Marvel est de retour sur grand écran et, pour l’occasion, il tente de s’émanciper un tant soit peu de sa formule habituelle. Puisqu’ici, on s’attarde sur des Êtres désabusés et brisés regroupés dans cette nouvelle équipe baptisée ‘’Thunderbolt*’’ (l’astérisque est important, sachez-le!). Le film a cette volonté de renouer avec ce qui faisait la force des premières productions du MCU, c’est-à-dire développer des émotions fortes et sincères. Évidemment que ça n’abandonne pas le divertissement grand public pour autant. Il reste que cette proposition tente une approche plus terre à terre qu’à l’accoutumée.
Le synopsis est le suivant : Alors qu’Yelena Belova accepte une dernière mission pour Valentina Allegra de Fontaine, elle se retrouve en réalité piégée par cette dernière qui souhaite sa mort. Elle n’est pas la seule, puisque ce guet-apens a été mis en place aussi pour ‘’Le Fantôme’’, ‘’U.S. Agent’’, Le ‘’Gardien rouge’’, Bucky Barnes et ‘’Taskmaster’’. Ce groupe hétéroclite de mercenaires va alors devoir faire équipe pour arrêter Valentina et son projet ‘’Sentry’’.
Disons-le clairement, ‘’Thunderbolts’’ est une très bonne surprise en soi. Disney et Marvel nous proposent une œuvre sombre et mature sans pour autant négliger son aspect divertissement grand public. Sa réussite tient en grande partie du fait que la plupart des personnages ont droit à de la profondeur. Yelena souffre d’une solitude infinie, ce qui l’amène à errer sans but. Alexei, de son côté, regrette la gloire passée et cherche désespérément à la retrouver.
John Walker quant à lui, n’arrive toujours pas à accepter le fait qu’il n’est plus Captain America, cet échec le ronge de l’intérieur. Ava cherche par tous les moyens de sortir de sa condition d’expérience ratée. Finalement, et sûrement celui qui est le plus intéressant à suivre, Bob. Ce dernier vit avec un mal-être sinueux et pesant qu’il n’arrive pas à se détacher. C’est cet état d’esprit qui va le pousser à participer au projet ‘’Sentry’’.
Grossièrement, tous ces personnages partagent un point commun, ils vivent tous dans la noirceur. La dépression est leur moteur d’existence, ni plus ni moins. Et pour stimuler celle-ci, on te balance ‘’Sentry’’ au milieu qui représente à la fois un phare extrêmement lumineux, mais aussi l’incarnation du vide absolu. D’ailleurs, Lewis Pullman incarne à merveille cette implacable dualité.
L’idée donc de proposer une équipe composée de ces personnages bien singuliers apporte une dynamique nouvelle à un MCU en perte de vitesse depuis quelques années. Certes, le récit de ce ‘’Thunderbolts*’’ n’est pas des plus inspirés. En revanche, il rattrape haut la main cette faiblesse par des personnages bien développés (bon, on repassera pour le cas de Taskmaster…). Ça et un dénouement plutôt émouvant qui sort des sentiers battus. Le long-métrage tient en bout de ligne plus d’un drame psychologique à grand déploiement que d’un film de super-héros traditionnel.
Bref, ce ‘’Thunderbolts*’’ (l’astérisque a son importance à la toute fin) offre une expérience rafraichissante et stimulante dans cette gigantesque fresque que représente le MCU. Florence Pugh prouve sans conteste ici qu’elle représente fièrement l’avenir de cet univers cinématographique. David Harbour, Julia Louis-Dreyfus et Lewis Pullman le sont aussi à leur manière respective. Personnellement, j’ai bien hâte de retrouver tous ces personnages dans le prochain ‘’Avenger’’!
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