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Marvel s’associe avec A24 pour tenter de s’éloigner de ses récits passés, qui s’essoufflent de plus en plus depuis la fin de leur méga-blockbuster Avengers: Endgame.
Thunderbolts, réalisé par Jake Schreier, nous plonge dans un New York post-Avengers, où les super-héros censés protéger la ville ne sont plus là. Une approche assez surprenante quand on voit le nombre de héros encore actifs dans cet univers, comme Spider-Man ou Hawkeye.
Le récit débute avec le procès de Valentina Allegra de Fontaine, cheffe du FBI accusée d’avoir mené des expériences douteuses sur des humains. Pour effacer les preuves, elle envoie un groupe d’anti-héros dans un bunker.
Ces personnages, tous liés à Valentina en tant qu’anciens exécutants, se retrouvent piégés et forcés de coopérer pour survivre. Le groupe est composé de figures Marvel qu’on n’attendait pas forcément de revoir : la sœur oubliable de Black Widow, Ghost aperçue dans Ant-Man et la Guêpe, U.S. Agent issu de la série Falcon et le Soldat de l’Hiver et le Soldat de l’hiver…
À la limite, Red Guardian apporte une touche d’humour bienvenue, notamment avec sa limousine délabrée ou son besoin constant de reconnaissance.
Bucky Barnes, lui, semble surtout présent pour maintenir l’intérêt d’un public perdu depuis Avengers: Endgame.
Les motivations des personnages sont globalement faibles. Comme souvent chez Marvel, elles sont soit peu originales, soit mal exploitées, soit inexistantes.
Dans le bunker, le groupe découvre Sentry, qui devient progressivement la véritable menace du film. Son basculement en antagoniste manque cependant d’impact, et sa résolution est encore plus problématique : à la fin, les personnages entrent littéralement dans son esprit pour le “sauver”, dans une séquence qui rappelle fortement Stranger Things. Une idée peu originale et déjà vue, qui enlève beaucoup de force au climax.
Côté acting, Florence Pugh livre une performance assez plate, surtout comparée à ses rôles dans Midsommar ou Oppenheimer.
Sebastian Stan reste fidèle à Bucky, mais n’a pas grand-chose à jouer.
David Harbour est la bonne surprise : il apporte de l’énergie et un côté paternel au groupe.
Lewis Pullman, dans le rôle de Sentry, est correct mais parfois un peu forcé dans son côté fragile.
Enfin, Julia Louis-Dreyfus propose un jeu caricatural, qui ne se démarque pas des antagonistes déjà ratés de la franchise.
Certaines scènes illustrent bien les limites du film. Dans le bunker, par exemple, un générateur placé en plein milieu de la pièce pourrait facilement leur permettre de s’échapper, ce qui décrédibilise l’ensemble.
Les scènes d’action sont elles aussi de plus en plus absurdes : les ennemis attaquent au tour par tour, tirent à côté avec des chargeurs entiers… autant d’éléments qui rendent le tout involontairement caricatural.
Le spectateur est en droit de se demander où est passé A24 dans ce film, car ici on est très loin des propositions originales du studio comme Everything Everywhere All at Once, The Iron Claw ou encore le tout récent Marty Supreme.
Le film se conclut avec un nouveau groupe de super-héros qui essaiera de faire tenir la franchise jusqu’au prochain Avengers, tant attendu par les fans de Marvel.
Créée
le 18 mars 2026
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