Jusqu’à l’épure se déstructure le mythe. Là où la noirceur cède la place à la lumière, le double est le passeur entre masculin et féminin. C’est aussi une histoire de mue douloureuse. Mais j’ai été frappée par la dualité de ce film ambigu et épuré : le sombre, la noirceur d’abord puis la lumière avec la transformation (excellents actrice/ acteur tous les deux) Une histoire de résurrection. Un regard posé sur la transsexualité. L’identité. Et aussi de souffrance d’approcher trop près de la Vérité. Bonello revisite le mythe avec un sous texte psychanalytique et des images superbes et très charnelles (quant à la musique, cette symphonie de Beethoven me touche tellement)