Si on en croit LCI, « un chef d’oeuvre rugissant », « une mise en scène de géante »,Télérama, les titres génériques et aguicheurs étaient alléchants et la remise de la Palme d’or sonnait comme le Graal.
Une resucée porno chic cronenbergienne ou tarantinesque, avec une impression de déjà-vu, frisant parfois le plagiat dans certains plans, une répétition en filigrane de l’univers déjà amorcé dans Grave, son précédent long métrage où avec, notamment, la redite de la boite de nuit, où la réalisatrice semblait avoir déjà pris de plaisir à la filmer. Les jeunes étudiants sont remplacés, ici, par la tribu des pompiers, peu crédibles, d’ailleurs, dans le jeu des acteurs.
La qualité scénaristique est peu convaincante, traitée de manière conventionnelle et conforme, l’hémoglobine hyper saturée, peut renvoyer à l’univers du Giallo.
Quant à la « mise en scène de géante », ne pourrait-il pas s’agir d’une suite, d’un nouveau chapitre, d’un second volet à Grave? Tous les ingrédients qui donnaient une impression de singularité à son précédent opus sont resservis, le rapport animal/ peau/ machine/ humain, la quête de l’identité/ du genre. Les lieux sélectionnés desservent le propos et ne constituent plus l’unité spatiale et temporelle que l’on pouvait trouver dans Grave.
Mais que fait Lindon à part combler la vacuité? Pardon, il incarne Dieu.